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vendredi 12 octobre 2012

Ainsi soient-ils, la nouvelle fiction... et la vraie histoire !...

Je me permets en tant que prêtre de faire un petit commentaire sur la dernière série d'Arte : http://www.arte.tv/fr/ainsi-soient-ils/6807718.html
Ainsi soient-ils
Personnellement, je la trouve "triste"; certes les personnages sont plus complexes que la plupart des séries américaines manichéennes (les bons et les méchants); les personnages sont attachants car ils nous ressemblent d'une certaine manière !
séminaire d'Orléans 2001-2002... souvenir, souvenir !
Mes 6 années au séminaire d'Orléans (1998-2004) ont été des années de lumière, au cours desquelles j'ai ouvert tout grand mes horizons à travers des séjours à l'étranger (en Afrique,en Russie, Italie...), 

Burkina et Mali, été 2000
des pélé et des camps de jeunes l'été, des cours de Philo, de Bible et de Théologie passionnants (on ne voit aucun cours dans les 2 premiers épisodes de la série), des rencontres avec les compagnons d'Emmaüs, un stage à l'écoute de la souffrance des gens dans les hôpitaux, l'annonce de la Bonne Nouvelle avec des personnes handicapées, 
JD et JE, l'un est pentecôtiste et l'autre catho !

projet de concert Gospel avec les jeunes des églises de diverses confessions chrétiennes: Pentecôtistes, évangéliques, baptistes, adventistes, c'était la belle épopée de "Unité Gospel" en 2002... ! 



Rien à voir donc, avec l'atmosphère cantonnée dans les murs du séminaire !
Une chose est positive dans ce film, c'est de voir réunis des jeunes de différents milieux avec un réel désir généreux de suivre le Christ ! ça c'est vrai ! chacun arrive au séminaire avec ce qu'il est... la vie communautaire n'est toujours pas facile car chaque génération n'a pas vécu les mêmes expériences humaines, spirituelles et ecclésiales !

Equipe de vie en 2005
Au séminaire je me suis fait de vrais amis qui pour un grand nombre sont prêtres eux aussi aujourd'hui, l'un est missionnaire en Chine - nous nous retrouvons d'ailleurs très régulièrement avec ceux de ma "promo", c'est notre "équipe de vie"! 
automne 2003
 les amis qui m'ont accompagnés à l'ordination
Au cours du séminaire, j'ai été accompagné par des communautés chrétiennes (paroisses de ville et de campagne et l'aumônerie étudiante de Tours) qui ont soutenu mon élan de générosité à répondre à l'appel du Christ Jésus; d'autres étudiants de ces années 2000-2002 ont eux-mêmes répondu à l'appel en devenant religieux ou religieuses (Agnès, Servane, Claire,Ingrid...), prêtres (Guillaume, Thibault...) et même évêque (Jean-Marie Levert qui était l'aumônier des étudiants de l'époque)... y en a quand même aussi qui se marient... la majorité !...
Mystérieux appel, "plus intérieur à moi-même que moi même" !
La série fait apparaitre une Eglise qui a peur de perdre son "pouvoir"; ceux qui la voit ainsi ne connaissent pas sa source qui est l'Evangile ! Certes l'Eglise est humaine mais elle ne se résume pas à des luttes intestines en vue de sauvegarder le "système"! (lisez "Fidèle à l'avenir" de Frère Emile de la communauté de Taizé qui évoque la figure du Cardinal Congar)
Le concile Vatican II a précisément été ce retour au source de l'Evangile dont nous vivons aujourd'hui !
La série parait "vraisemblable" d'autant que les décors ressemblent étrangement au séminaire des Carmes à Paris que je connais par ailleurs aussi pour avoir étudié à l'Institut Catholique de Paris (2007-2010) !
c'est "vraisemblable" mais pas "réaliste"... et surtout trop triste (j'insiste !!)... un monde désenchanté... qui n'est pas la réalité ! Regardons aussi l'autre face lumineuse de la réalité ! Cessons d'écouter les "prophètes de malheur" pour reprendre une expression du pape Jean XXIII, il y a 50 ans le 11 octobre 1962 !
et puis ce que je n'aime pas c'est le climat permanent d'autoculpabilisation face au péché. Seule la scène avec "pseudo-confession" du meurtre par le séminariste José - qui a découvert à ce moment là combien il est aimé par Dieu - pourrait relever le niveau et être plus juste !
Bref...
Ca fait 8 ans que je suis prêtre diocésain et chaque année m'a apporté, comme pour chacun, son lot de peine mais surtout de joie et d'espérance ! joie d'une vie donnée au Dieu de Jésus-Christ et aux autres, au monde que Dieu aime (Jean 13). Joie de servir aujourd'hui auprès des étudiants à l'aumônerie de Tours et du service diocésain de la catéchèse... ad majorem Dei Gloriam !

Si vous voulez voir des vrais séminaristes regardez : http://www.seminaire-orleans.fr/

dimanche 7 octobre 2012

Y-a-t-il place au doute dans la démarche de foi ?


Il y a un doute au cœur de la foi. Le croyant n’est pas tant celui qui a la vérité mais il est celui qui suis Celui qui dit : « Je suis la vérité ». Le chrétien est celui qui adopte une manière de vivre. Le doute est inhérent à la foi. Le Christ lui aussi a vécu un certain doute sur la croix. Le doute est dans l’essence de l’homme. Et le Christ est venu nous rejoindre dans ce doute.

Croire c’est l’affaire de toute une vie. Cette vie de foi  comme la vie connaît ses crises de croissance et ses périodes d’évolution et de transformation. La foi évolue nécessairement avec notre histoire personnelle…
Considéré de ce point de vue, le doute peut-être facteur de croissance de la vie de foi. A condition toutefois de ne pas s’y installer mais de vouloir le traverser, ce qui suppose de maintenir vivant au fond de soi la vigilance et l’ouverture de l’esprit et du cœur, la disponibilité à l’autre, qui sont les caractéristiques de la foi.

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Bibliographie :
Descouvemont P., Guide des difficultés de la foi catholique, Paris, Cerf, 2000, 671p.
Varillon F., Joie de croire, joie de vivre, Paris, Centurion, 1981, 300 p.
Souchard B., 42 Questions sur Dieu, Paris, Salvator, 2008, 480 p.

Document du magistère :
§  Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC)
§  Concile Vatican I
§  l’encyclique Fides et Ratio 



Questions en petits groupes
- La foi, suis-je tombé dedans quand j’étais tout petit ? Ma foi a-t-elle changé au cours du temps ?
- Est-ce évident pour moi de croire ? suis-je sûr dans ma foi ? ai-je parfois des doutes ?
- Je suis catholique, j’ai la vérité, pourquoi devrai-je me poser des questions ?
-  Est-ce que je vis ma foi comme un sentiment ?
- Ai-je le désir de m’élever pour contempler la Vérité ? et si oui est-ce que je vole de mes deux ailes (foi et raison) pour reprendre l’expression de Jean-Paul II dans Fides et Ratio  ?

samedi 6 octobre 2012

Les rapports Foi et Raison


Pour nous catholiques, la foi ne s’oppose pas à la raison. La question du rapport entre foi et raison s’est posée tout particulièrement au concile Vatican I. Ensuite il y a eu l’encyclique Aeterni Patris (1890) ; et plus récemment, en 1998, Jean-Paul II a publié l’encyclique Fides et Ratio.

 « LA FOI ET LA RAISON sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. C'est Dieu qui a mis au cœur de l'homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L'aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même » (préambule)

1. Ni fidéisme, ni rationalisme

§  fidéisme
Le fidéisme est se réduire à la foi du charbonnier.
§  Rationalisme (cf. Vatican I)
P. Manaranche : « Nous ne croyons pas pour des raisons, mais nous avons nos raisons de croire ».

2. « la foi en quête d’intelligence » fides quaerens intellectum.
C’est au Moyen-Age que s’est posée la question de la rationalité de la foi chez Anselme de Canterburry (Xème siècle): « la foi en quête d’intelligence » : fides quaerens intellectum. La foi ne peut se contenter de la foi. Le fidéisme constitue une dérive. Elle a besoin de la raison pour croire plus encore.
L’acte de foi doit être justifié par un acte de raison. Thomas d’Aquin : « c’est une faute morale que de croire au Christ si la raison estime cet acte mauvais » Chacun doit obéir à sa conscience même erronée. L’erreur ne doit pas être volontaire ou semi-volontaire (relativisme, peur de l’engagement qu’implique la foi…)
« la foi en quête d’intelligence » : cela signifie que le croyant est en perpétuelle recherche, en quête d’un approfondissement de sa foi. 

Saint Augustin: « Une foi, si elle n’est pas pensée s’anéantit » 
de Lubac : « l’Esprit humain est ainsi fait qu’il ne peut tenir une vérité, la maintenir, qu’en cherchant et cherchant toujours ».


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vendredi 5 octobre 2012

l’articulation entre le « croire que » et le « croire en »


Autrefois on avait transformé l’acte de foi en « je crois toutes les vérités que croit et enseignent l’Eglise catholique ». « Croire que » s’était substitué à « croire en… ». Mais privilégier le « croire en » au détriment du « croire que »=croyances, ce n’est pas juste. La foi, ce n’est pas tenir pour vrai ceci ou cela ; mais elle comporte aussi et nécessairement un
croire que : les croyances. On a parfois opposé foi et religion (croyances). Il y a une pénétration réciproque entre le « croire en » et le « croire que » : un seul en même acte. (cf. Fides qua et Fides quae creditur de Saint Augustin)



  • Comment pourrions croire en Dieu si nous rejetions la croyance en Dieu-Trinté ? Pour se donner, s’engager envers Dieu. Pour que nous soyons engagés avec tout le fond de notre être il faut connaître Dieu comme « Amour ». (Evangile de Jean)
  • Comment se donner à quelqu’un si je ne sais pas s’il m’aime ? Pour ne pas rester vide, il faut que la foi se nourrisse de croyances.

Céline : Tout cela me rappelle l’histoire d’Abraham, l’appel à quitter son pays vers un pays encore inconnu, une descendance improbable (Gn 12/ 15), Il a fait confiance. Il a eu foi (Rm 4,1-5). C’est progressivement qu’il a découvert qui était ce Dieu inconnu qui l’appelait. Si je comprends bien, pour le croyant, la foi est une certitude. Elle est une confiance absolue en quelqu’un en même temps une croyance en un contenu que l’on tient pour vrai. Pourtant, cette certitude de la foi paraît suspecte. La foi ne serait-elle pas qu’un vague sentiment intérieur ? On croit à des choses que l’on ne voit pas. La foi serait d’un autre ordre que la raison. N’y-a-t- il donc pas de rapport entre foi et raison ?

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jeudi 4 octobre 2012

Qu'est-ce que la Foi ? (2)


1.    la foi est
          §  de l’ordre de la relation
 « Je crois en » implique une confiance dans la relation. « EN » est toujours suivit d’un nom de personne. Je crois en toi ce n’est pas je crois que tu existes ; il y a une relation de confiance, d’amour.
Cf. les fiancés : échange des consentements… Aimer c’est consentir à dépendre de l’amour, de l’autre. Le vieux mot « fiance » : réunit : amour, foi et joie.
La foi vise d’abord et essentiellement la rencontre du Dieu vivant. Elle consiste en une attitude intérieure d’ouverture et de quête : croire ce n’est pas tant « avoir la foi » car on ne peut posséder Dieu, mais c’est être en recherche de Dieu.




§  une adhésion / une décision
La foi est une adhésion qui implique un engagement du plus profond de soi. Elle exige une décision qui engage la profondeur de l’Etre, une conversion.
Croire en Dieu c’est adhérer à lui. C’est entrer en communion avec lui. C’est s’engager envers lui, c’est-à-dire témoigner.

Dans le credo – symbole de la foi –  nous proclamons : « credo in » = foi qui engage toute la personne. « Je crois en Dieu… » et non pas « je crois que.. » Lors de la messe dominicale et les jours de fête, le credo prend place entre la lecture de l’Evangile et le Sacrifice eucharistique. C’est un engagement que l’on prend vis-à-vis de Dieu et de l’Eglise, l’engagement de témoigner de sa foi. Dans la tradition liturgique : le credo est à la fois une affirmation de foi et une célébration. Une déclaration en forme de célébration. C’est un hymne festif.

§  un don de Dieu, une grâce
« Tu es le Christ, le fils du Dieu Vivant ‑ heureux es-tu Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16,17). La grâce de Dieu ne vient pas pallier l’insuffisance des motifs de croire mais donner à notre intelligence la faculté de percevoir leur valeur. La foi c’est autre chose qu’une simple conviction.
La foi est ferme mais elle est susceptible de degrés de profondeurs. Rappelons qu’en hébreu les mots « croire » et « foi » sont formés sur la même racine que le mot AMEN. Ils évoquent la solidité, la fermeté de la foi. Le croyant peut s’appuyer sur la Parole de Dieu qui est solide.

Céline : Si je te comprends bien, la foi  est un don de Dieu, une relation personnelle et l’adhésion à un contenu, et elle apparaît comme un chemin qui engage la vie. Ce n’est donc pas un choix anodin, mais un engagement personnel et une acceptation du risque de l’altérité de Dieu (= se rendre perméable à Dieu).

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mercredi 3 octobre 2012

Acte 2 : Qu’est-ce que croire en Dieu ?


Après avoir abordé la question de l’incroyance. Il convient dans un deuxième temps de se poser la question « Qu’est-ce que la foi ? » Que disons-nous quand nous confessons notre foi : « Je crois en Dieu »

1.     La foi ce n’est pas de l’ordre de
  - L’ évidence (science)
La foi n’est pas au bout d’une démonstration. La limite du rationalisme. (Saint Thomas : les 5 voies de l’existence de Dieu)
Croire  implique une attitude, une prise de position par rapport à la réalité ;  La foi c’est d’abord considérer que la réalité ce n’est pas d’abord ce qu’on voit et ce qu’on touche. La vue, le toucher… ne sont pas la totalité de ce qui concerne l’homme. C’est l’invisible qui est le plus réel. Ainsi l’attitude de foi nous conduit à une conversion. Conversion de notre regard. Cf. texte des disciple d’Emmaüs.(Lc 24)
Croire c’est d’abord une attention aux signes de la présence de l’Autre. C’est se décentrer de soi-même pour « tendre vers » et c’est donc « entendre » ce qui n’est pas immédiatement perceptible, le murmure discret de la présence du Dieu vivant, au-delà du tapage des idoles de ce monde qui semble totalement l’ignorer. Croire c’est une attitude d’éveil et de vigilance pour repérer au fil des jours de notre vie profane et quotidienne, les signes de Celui qui vient incognito.



- la conviction (opinion)
La foi n’est pas seulement un ensemble de valeurs ou de repères.

         - Un Savoir, une gnose   (philosophie)
La foi ne se réduit pas à la métaphysique ou à des connaissances. Certes le Concile Vatican I (1870) suivant l’enseignement de Saint Thomas a affirmé que l’on peut atteindre une certaine connaissance de Dieu par la raison naturelle.
* mais la foi reste de l’ordre du surnaturelle (de la grâce) : seul l’Esprit-Saint nous donne accès à la Révélation de l’incarnation et de la Trinité…

- de l’efficacité (technologie)
La foi est gratuite. Dieu n’est pas un bouche-trou…

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mardi 2 octobre 2012

Où est Dieu ?

Céline : on comprend mieux après tout ce développement qu’aujourd’hui selon les derniers sondages (2011 enquête de l'institut de sondage Harris Interactive) : en France il y aurait 1/3 de  croyants (36%) , 1/3 d’athées, (34%). Le dernier tiers de la population française, 30%, se divise en 22% de personnes qui ne savent pas si elles croient en Dieu mais se posent la question, tandis que 8% ne savent pas mais ne se posent pas la question. Croyance, refus, indifférence sont donc trois positions que nous rencontrons.

JEG : Selon moi, la question qui se pose à l’homme contemporain en Occident ce n’est pas tant : est-ce que Dieu existe ? ou qui est Dieu ? mais plutôt : « où est Dieu ? ». Car ce qui pose question aujourd’hui c’est le constat de l’absence de Dieu en notre monde : à cause d’une vision sécularisée, positiviste du monde ; à cause de l’omniprésence du mal… Pourquoi Dieu ne répond pas ?
C’est la question que pose « le tombeau vide » !




Céline : Dans cette première partie nous avons cherché à comprendre aujourd’hui « l’absence de Dieu » et les racines de l’incroyance. Peut-on penser à une « misère de l’homme sans Dieu » au XXIème ? La question « où est Dieu ? » se pose sur deux plans : Dieu dans la société d’aujourd’hui, et Dieu sur le plan individuel. Comment je me situe sur ces deux plans ?


Questions en petits groupes
- quelles questions me pose l’exposée sur les racines de l’incroyance ?
- Ai-je déjà ressenti l’absence de Dieu à la fois dans le monde où je vie et sur le plan individuel et personnel ?
- en quoi les arguments des maitres du soupçon (Marx, Freud et Nietzsche) viennent me bousculer dans ma foi ? la purifier ?
- est-ce qu’à un moment, l’existence de Dieu m’a paru être une certitude ? Ce moment a-t-il changé quelque chose dans ma vie ?



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lundi 1 octobre 2012

Vatican II, l'héritage et la boussole

Vous avez aimé ce magnifique week-end avec les étudiants de l'aumônerie à Saint Quentin/Indrois 
ou vous n'avez pas pu venir ! 
Mais vous voulez approfondir l'héritage que nous livre les Pères du Concile Vatican II et en quoi il est une "boussole" pour aujourd'hui...
RDV sur le site http://www.aumonerietours.sitew.com ! téléchargez le fichier pdf !
La bande annonce du film  "Le bon pape Jean"

Que peut-on répondre à l’argumentation de l’athéisme des maitres du soupçon ?

La « généalogie » du soupçon : critique de la critique athée
Tout d’abord il faut reconnaitre que la critique de la religion a une fonction cathartique (purificatrice) pour notre foi. La vérité du soupçon est une démonstration du péché originel en nous : en tout homme se cachent des désirs obscurs que nous enjolivons par de belles idées / certains extrémistes agissent par ressentiment...
Cependant le soupçon est réducteur. On ne peut pas expliquer un être humain uniquement par son soubassement psychologique ou social, de même que l’on ne comprend pas une maison uniquement par sa cave. Ne voir en l’homme que de l’inconscient,  du ressentiment, du conditionnement social, c’est réduire l’homme à ce qui est le moins humain. Le soupçon est aussi idéologique.

D’autre part, si la religion comporte des éléments de consolation où nous pourrions retrouver le besoin de sécurité donné par le père dans l’enfance, elle contient aussi des exigences et mêmes parfois de la dureté qui ne peuvent pas s’y réduire. Si Dieu le Père est celui qui console, Il est aussi par la foi Celui qui nous bouscule, qui s’introduit douloureusement dans noter humanité… face aux régimes totalitaires, il n’est pas facile d’être croyant. Au XXè s, c’est 27 M de martyrs chrétiens… les Maitres du soupçon ont aussi leurs idoles
- Freud en étudiant le désir, la libido, érige la dimension sexuelle en absolu.
- Marx par son regard de jalousie envers les autres, son primat de l’économie, transforme la lutte et la violence en principe ultime.
- Nietzsche par sa volonté de puissance, fait du surhomme orgueilleux un aristocrate dont la pulsion de vitale peut écraser les autres.
"Lorsque l’homme est laissé à lui-même, loin de Dieu, sa vie n’est plus que convoitise de la chair, convoitise des yeux et orgueil de la vie…" B. Souchard (p.46)

Céline : il reste encore à voir que l’un des arguments les plus fort à l’encontre de notre foi à savoir la question du mal.


 Le XXème siècle : le défi de la foi après la tragédie d’Auschwitz 
La foi face à la question du mal : la fin de toute théodicée
              H. Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz
       - Camus, Sartre… : l’athéisme militant
: cette question est tellement importante que nous le reverrons lors d’une prochaine soirée Théo.

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