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mardi 12 février 2013

Neuvaine de prière (20-28 février 2013)

Avec l'aumônerie catholique des étudiants de Tous nous nous associons à la neuvaine de prière (du 20 au 28/2) qui a été lancée pour rendre grâce de la mission de Benoit XVI, et pour prier pour son successeur 

Que l'Esprit Saint souffle sur l'Eglise, le peuple de Dieu en prière et les successeurs des Apôtres qui auront à choisir celui qui continuera de conduire la barque de l'Eglise sur les "mers ouvertes" du XXIème siècle.


Personnellement j'encourage à prier cette prière écrite par Benoit XVI lui-même :


Seigneur Jésus Christ,
Voie, Vérité et Vie,
visage humain de Dieu
et visage divin de l’homme,

fais revivre dans nos cœurs
l’amour pour le Père qui est dans les cieux 
et la joie d’être chrétiens.

Viens à notre rencontre
et guide nos pas
pour te suivre et t’aimer
dans la communion de ton Église,
en célébrant et en vivant
le don de l’Eucharistie,
en portant notre croix,
et encouragé par ton envoi.

Donne-nous toujours le feu
de ton Esprit Saint,
pour qu’il éclaire nos pensées
et réveille en nous
le désir de te contempler,
l’amour pour les frères,
surtout les affligés,
et l’ardeur de t’annoncer
au début de ce siècle.

Tes disciples et tes missionnaires,
nous désirons ramer en mer ouverte,
pour que nos peuples
aient en Toi la vie en abondance,
et construisent avec solidarité
la fraternité et la paix.

Seigneur Jésus viens et envoie-nous!

Marie, Mère de l’Église,
Priez pour nous.

Amen.

Prière du Pape Benoît XVI à l’occasion de la Ve Conférence générale de l’épiscopat Latino-américain et des Caraïbes

Avec une douzaine d'étudiants de Tours nous vivrons cette neuvaine sur place à Rome 
du 22 février au 2 mars

Merci Benoit XVI

"Chi ci separera ?" Qui nous séparera de l'amour du Christ?


Dans ces notes et ces images, nous contemplons quelque chose du Mystère de l'Eglise. D'abord, cet immense Peuple de Dieu, tiré des entrailles du Néant par l'Amour créateur de Dieu et racheté des abîmes de la mort par sa puissance salvatrice. Ce Peuple, face aux portes immense du Royaume, solidaire dans sa marche, comme dans ses faux pas qui ne tuent jamais l'Espérance de franchir les parvis du Ciel. Au service de ce peuple sacerdotal, les ministres de l'Eucharistie, offerts pour permettre au corps tout entier d'être irrigué de la Vie même du Ressuscité; et au milieu d'eux, le serviteur des serviteurs de Dieu, le Saint Père, qui continuera à donner sa vie dans la prière pour que chaque baptisé soit sur de cet Amour qui ne fait jamais défaut et dont rien ne pourra nous séparer. Seigneur donne à ton Eglise le successeur de Pierre qui, dans la continuité bienheureuse de ses prédécesseurs, nous donnera d'être toujours plus nous-mêmes en nous laissant modeler par toi.



Père Arnaud Montoux, diocèse de Sens-Auxerre

samedi 9 février 2013

Plus que 65000 signatures pour un débat !


Chers amis,

Notre association n’a pas vocation à appeler à une manifestation, pas plus qu’à pétitionner.
Je sais aussi que parmi les membres de notre association, les positions à l’égard du projet de loi en cours de discussion au Parlement sont partagées. Tous ne partagent pas la position exprimée par notre conseil de soutenir la position de l’UNAF visant à substituer au terme de « mariage » celui d’« union civile » dans le projet de loi gouvernemental relatif au « mariage pour tous » et il y aura matière pour nous de continuer d’approfondir cette réflexion entre nous, quelle que soit l‘issue des débats publics.

Nous sommes cependant d’accord pour qu’un débat approfondi ait vraiment lieu. De ce point de vue, les conditions de préparation et de déroulement du débat au Parlement sont insuffisantes s’agissant d’un tel enjeu. Le CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental), où par vocation toutes les parties prenantes de la société civile sont représentées, devrait être un lieu par excellence de ce type de débat prenant en compte les enjeux de long terme : c’est ce que j’ai dit, en conclusion de la session des Semaines sociales de 2011 consacrée à « la démocratie, une idée neuve » au cours de laquelle nous avons regretté que notre pays ne se donne pas les moyens d’une délibération approfondie sur des questions d’avenir pour notre société.

C’est pourquoi je crois nécessaire de vous signaler l’initiative exceptionnelle du collectif de « la Manif pour tous » visant à envoyer une pétition de 500.000 signatures pour demander au Conseil Économique, Social et Environnemental un avis préalable au vote parlementaire.
Le délai est fixé au 12 février au plus tard pour l’envoi de la pétition.
Cliquez ici pour accéder à la pétition.

Je m’en remets à vous pour donner la suite que vous jugerez bonne à ce courriel. 
Cordialement,

Jérôme Vignon
Président des Semaines Sociales de France

Le 24 mars, Tous à Paris !

vendredi 8 février 2013

Envoyés les mains vides (Mc 6,7-13)

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »


Un bâton, des sandales : pour Jésus les missionnaires sont avant tout des marcheurs et non des démarcheurs...
Les mains vides : c'est la condition pour être témoin de Jésus et de son Évangile. On ne porte cette Bonne Nouvelle qu'en donnant à l'autre l'occasion de nous accueillir. Libre à chacun d'ouvrir sa porte à la Parole de Dieu qui s'invite. Une Parole qui se donne et se reçoit. Un Évangile qui se fait dialogue (dia - logos, Jn 1,3). C'est comme cela que Dieu se livre entre nos mains... Devenons "arche de la Parole".

" La parole de Dieu, on ne l’emporte pas au bout du monde, dans une mallette : on la porte en soi, on l’emporte en soi. On ne la met pas dans un coin de soi-même, dans sa mémoire comme sur une étagère d’armoire où on l’aurait rangée. On la laisse aller jusqu’au fond de soi, jusqu’à ce gond où pivote tout nous-même. On ne peut pas être missionnaire sans avoir fait en soi cet accueil franc, large, cordial à la parole de Dieu, à l’Évangile. Cette parole, sa tendance vivante, elle est de se faire chair, de se faire chair en nous.
Et quand nous sommes ainsi habités par elle, nous devenons aptes à être missionnaires. (...)
Si le missionnaire-prêtre est le porte-parole de la parole de Dieu, nous, missionnaires sans sacerdoce, nous en sommes une sorte de sacrement.
Une fois que nous avons connu la parole de Dieu, nous n’avons pas le droit de ne pas la recevoir; une fois que nous l’avons reçue, nous n’avons pas le droit de ne pas la laisser s’incarner en nous, une fois qu’elle s’est incarnée en nous, nous n’avons pas le droit de la garder pour nous: nous appartenons dès lors à ceux qui l’attendent.
Le temps des martyrs passe et revient, mais le temps des témoins dure sans cesse et témoins veut dire martyrs.
Cette incarnation de la parole de Dieu en nous, cette docilité à nous laisser modeler par elle, c’est ce que nous appelons le témoignage. Si notre témoignage est souvent si médiocre, c’est que nous ne réalisons pas que pour être témoin, il faut le même héroïsme que pour être martyr.
Pour prendre la parole de Dieu au sérieux, il faut en nous toute la force du Saint-Esprit.
« Vivre aujourd’hui comme si je devais ce soir mourir martyr », écrivait le Père de Foucauld.
« Commencer cette heure en sachant qu’il va falloir être martyr, être témoin », pourrions-nous dire au début de chaque heure de nos journées, parce qu’il n’y a pas d’heure où nous ayons le droit de laisser la parole de Dieu dormir en nous. Et cela implique une ferveur de tout nous-même en face de la grâce de chaque instant, une attente éperdue de cette force sans laquelle nous serons des renégats."
Madeleine Delbrel, "Missionnaires sans bateaux" in Nous autres gens des rues, 1943,p 70-71
Père Jean-Emmanuel, Saint Julien, messe des étudiants

mardi 5 février 2013

à chacun de choisir quel monde nous voulons construire !

Citoyens européens, ne manquez pas de vous engager pour les droits fondamentaux, comme celui de l'EAU :

http://www.right2water.eu/fr
Avant de signer la pétition en connaissance de cause regarder la VIDEO




encore une fois, c'est à chacun de décider quel monde nous voulons construire !
Agissez maintenant pour ne pas pleurer et vous plaindre demain !

PS : savez-vous qu'au Japon, certaines sociétés privées vous font payer l'"air" que vous respirer ! 

l'eau, l'air, la terre, la lumière font parties du BIEN COMMUN, protégeons-les de ceux qui veulent se les approprier pour en faire du profit ! Aujourd'hui ceux qui ont créés les compagnies privées d'eau en France font parties des plus grandes fortunes... Cela ne vous interroge-t-il pas ?

L'action politique d'Abraham Lincoln en son temps et de tant d'autres hommes qui se sont battus pour défendre la liberté et le droit peut nous inspirer aujourd'hui au XXIème s.
Jean-Emmanuel GARREAU

samedi 2 février 2013

Façonnés et fascinés par les images

    Nous sommes façonnés par les images et nous sommes fascinés par les images. Réfléchir cette question m’amène à repenser à l’expression de Jésus s’adressant à Thomas : « Bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru ». Notre désir de voir pour croire exprime bien notre difficulté à donner notre confiance. Nous vivons dans un monde d’images qui nous illusionnent. « Vu à la Télé » devient un critère de crédibilité. 

     Nous ne sommes pas sans savoir que la tradition biblique nous recommande de ne pas faire de représentation (d’idole). Nos amis juifs et musulmans ont sauvegardé avec vigueur l’exigence de cet interdit. Se faire une image, c’est vouloir mettre la main sur une réalité qui souvent nous dépasse et oublier s’agissant de Dieu que « vos pensées ne sont pas mes pensées et mes chemins ne sont pas vos chemins » (Is 55,8) 
     

La tradition spirituelle insiste plus sur le fait de se laisser regarder par Dieu, se mettre en présence de son mystère. Nous avons en mémoire le chant : « N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ ». Dans l’orthodoxie, la spiritualité de l’icône (qui est tout sauf une idole) est un appel à se laisser habiter par le mystère. Nous risquons toujours de vouloir mettre la main (retenir) sur ce que nous ne comprenons pas. Comment mettre en image l’intime, l’écoute, la quête de Dieu, le silence et l’invisible ?...Certains films (nous pensons à « Des hommes et des dieux ») y sont parvenus.
 
     Submergés par les images, nous ne savons plus poser notre regard. Car regarder n’est pas la même chose que voir. Il y a une égale différence entre écouter et entendre… Regarder s’apprend, se cultive. Ce n’est pas évident ! Regarder est une invitation à la contemplation. Pouvoir s’arrêter et interrompre le défilé incessant des images (télévision, cinéma, ordinateur…). Ne plus être dans la tentation du zapping…la démarche spirituelle appelle ce temps de pause, d’arrêt sur image. 
     Et pourtant, puisque l’image tient une grande place dans notre rapport au réel, dans notre conception de l’information, de la communication et du divertissement, nous devons en Église réfléchir à notre présence dans ces mondes de l’audiovisuel, de la communication, du cinéma. Nous avons à éduquer notre regard, à nous former à la culture de l’image, pour ne pas être consommateurs passifs (et parfois exagérément critiques) de productions qui ne jouent plus sur le raisonnement mais sur la sensibilité et l’esthétique. 

     Quelle image voulons-nous donner de l’Église ? Nous sommes souvent gênés par certaines présentations qui nous paraissent trahir la réalité de la vie des chrétiens. L’image (dans certains films et certaines publicités) est souvent folklorique voire caricaturale. Nous pouvons même parfois avoir l’impression que l’humour se fait facilement dérision. Même si, avec Saint Exupéry, nous pensons que « l’essentiel est invisible pour les yeux », nous devons nous interroger pour savoir quelle image nous souhaitons transmettre de l’Église en général et de ce que nous vivons en Église de manière particulière. Nous touchons là, à notre propre désir de communiquer avec d’autres outils que le raisonnement intellectuel. L’expérience chrétienne qui a germé dans le monde juif (sémitique) a connu une première traduction (et sans doute trahison) dans le passage à la culture grecque. Depuis lors, bien des formes d’inculturation ont été vécues. La Foi nourrit les cultures et se laisse nourrir par elles…Il nous faut accepter aujourd’hui cette rencontre entre la riche tradition chrétienne et la culture contemporaine qui donne à l’image une place essentielle. L’art chrétien n’est pas seulement l’art des siècles passés ! 
     
 Bernard Bro a écrit un livre dont le titre était : « La beauté sauvera le monde ». Nous pouvons y croire et nous inscrire positivement dans cette culture de la représentation. Nous perdrons parfois nos repères sensibles, en acceptant de nouvelles harmoniques, de nouveaux rapports aux couleurs et aux formes. L’image est toujours l’image de son absence ; cela est vrai de l’homme dans la Création divine. Elle révèle et masque en même temps ce qu’elle prétend révéler. Le Beau n’enferme pas, il est comme une porte qui invite au voyage (spirituel)… 
Jean-Marie Onfray
Délégué diocésain au monde la culture
article paru dans Eglise  en Touraine - février 2013 n° 39

vendredi 1 février 2013

Nos vies discount... "et maintenant on va où ?"

Nos vies discount, un très bon reportage de France 2 
(cliquez pour voir la vidéo en replay !)
Il développe la thèse que "le low cost paupérise"... 
Ceci nous invite à réfléchir sur les choix personnels que nous posons au quotidien et qui interagisse au niveau de toute la société et au niveau mondial.
Cette thèse est matière à débat. je vous laisse réagir !



"Le discount, potentiel remède à la crise économique qui frappe le monde entier, étend un peu plus chaque jour son champ d'influence. De l'habillement au tourisme, de l'automobile à l'alimentaire, le low-cost touche tous les secteurs. Inventé après la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, le discountest un avatar de la crise qui génère des dizaines de milliards de dollars. Ce road-movie, voyage de 8000 kilomètres, lève le voile sur ce nouveau modèle de consommation. Car derrière ses promesses, le discount menace de déconstruire les modèles sociaux en place, d'appauvrir les salariés et de nourrir la crise." 

Source France 2
merci à Loïc   Le Roux- de LaRoque   d'avoir relayer ce reportage